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A l’initiative du Comité de
Concertation État-Secteur Privé (CCESP), à travers son Secrétariat Exécutif,
avec l’appui de la coopération allemande au développement, commanditée par le
Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) et
mise en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit
(GIZ) GmbH, un atelier stratégique de formation à l’utilisation du Guide
pratique des Associations et Organisations Professionnelles (AOP) du Secteur
Privé s’est tenu les 25 et 26 mars 2026 à l’Hôtel Famille Mondiale, à Cocody.
Un outil stratégique pour des AOP
plus performantes
Au cœur de cet atelier : un document
de référence appelé à renforcer durablement le fonctionnement de l’écosystème
des organisations professionnelles ivoiriennes.
Malgré leur importance dans
l’écosystème économique, les AOP ivoiriennes sont confrontées à des défis
structurels majeurs. Leur gouvernance demeure parfois fragile, tandis que leurs
ressources financières restent limitées. À cela s’ajoutent une faible structuration
interne, des difficultés d’accès au financement et un manque d’outils de
gestion performants, autant de contraintes qui freinent leur efficacité et leur
développement.
Elaboré à l’initiative du CCESP, à travers son Secrétariat Exécutif dans le cadre du projet « Promotion des réformes économiques et des investissements » (ProREI), mis en œuvre par la GIZ pour le compte du BMZ et sous tutelle du Ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat (MCIA),
le Guide pratique des
AOP du Secteur Privé se présente comme une réponse concrète à ces enjeux, en
proposant des standards de gestion et de gouvernance adaptés aux réalités du
contexte ivoirien. Il aborde notamment le cadre juridique et les modalités de
création, tout en définissant les principes de gouvernance ainsi que les
responsabilités des différents organes.
Le document met également l’accent
sur l’organisation interne des AOP, les procédures administratives et
financières à respecter, ainsi que les exigences en matière de conformité
légale. Par ailleurs, il traite des enjeux de communication et de plaidoyer,
sans oublier le développement d’offres de services adaptées aux besoins des
membres.
Ainsi, le Guide vise clairement à
professionnaliser, structurer et renforcer l’efficacité des AOP, en tant
qu’acteurs incontournables du développement économique national.
Former pour transformer : une
approche participative
Durant deux jours, les participants désignés
comme référents au sein de leurs organisations, ont été formés à l’utilisation
concrète du Guide, avec un objectif précis : en assurer l’implémentation
effective dans leurs structures respectives.
La méthodologie adoptée, résolument
participative, a alterné : exposés interactifs, études de cas, travaux en
groupes et des exercices pratiques (RACI, cartographie de processus, plan
d’action).
Chaque participant a ainsi pu
s’approprier les outils et les adapter à la réalité de son organisation.
Un levier pour renforcer le dialogue
public-privé
Cet atelier s’inscrit dans une
dynamique plus large portée par l’État ivoirien : faire du secteur privé un
moteur de croissance, conformément à la vision stratégique nationale.
Les AOP, en tant qu’interfaces entre
entreprises et institutions, occupent une position stratégique. Elles
représentent les intérêts de leurs membres, participent à l’élaboration des
politiques publiques et facilitent l’accès à l’information et aux opportunités.
Les AOP jouent également un rôle clé dans le plaidoyer économique.
De la formation à l’action : une
responsabilité partagée
Au-delà de la formation, l’enjeu
principal réside désormais dans la mise en œuvre effective des acquis. Chaque
AOP représentée à cet atelier repart ainsi avec une feuille de route
opérationnelle, un plan d’action individuel ainsi que des outils concrets de
gestion et de pilotage.
Les deux représentants mandatés par
organisation auront la responsabilité de déployer le Guide, d’en assurer
l’appropriation au sein de leur structure et d’en suivre rigoureusement la mise
en œuvre.
Dans cette dynamique, une évaluation
d’impact est prévue dans un délai de six mois, afin de mesurer les changements
induits, notamment en matière de gouvernance, de performance organisationnelle
et de qualité des services offerts aux membres.
Vers une nouvelle génération
d’organisations professionnelles
À travers cette initiative, le CCESP
pose les bases d’une transformation durable du tissu économique.
L’objectif est clair : faire émerger
des organisations professionnelles plus fortes, mieux structurées et plus
influentes, capables d’accompagner efficacement les entreprises, notamment les
TPME.