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Le Seen Hôtel d’Abidjan a abrité, le 12 février 2026, un atelier de sensibilisation consacré aux enjeux de la protection de la propriété intellectuelle (PI). Cette rencontre marque le premier acte d’une série de quatre ateliers qui se poursuivront à Bouaké, San Pedro et Korhogo, à l’initiative du Comité de Concertation État / Secteur Privé (CCESP), en partenariat avec l’Office Ivoirien de la Propriété Intellectuelle (OIPI).
L’atelier s’inscrit dans le cadre des actions de soutien du Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement de la République fédérale d’Allemagne (BMZ) à l’amélioration du Climat des Affaire en Côte d’Ivoire, mises en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).
Démystifier la propriété
intellectuelle pour mieux la valoriser
Dans un contexte de
réformes économiques soutenues et de renforcement de la compétitivité du
secteur privé ivoirien, la propriété intellectuelle demeure encore
insuffisamment maîtrisée par de nombreux acteurs, notamment les PME, TPE,
artisans, créateurs et innovateurs. Pourtant, loin d’être un concept réservé
aux multinationales, la PI constitue aujourd’hui un outil stratégique d’accès
au financement, un bouclier contre la contrefaçon et un facteur clé de
différenciation sur les marchés.
C’est tout l’enjeu de cet
atelier, qui visait à renforcer la compréhension des instruments de protection
de la propriété intellectuelle, à encourager leur appropriation par le secteur
privé et à recueillir les perceptions et recommandations des acteurs économiques.
Une ouverture placée sous le signe du Dialogue Public-Privé
Ouvrant les travaux, le Secrétaire
exécutif du CCESP, Mariam Fadiga Fofana a salué l’appui constant de la GIZ, au renforcement
du Dialogue Public-Privé en Côte d’Ivoire. Elle a rappelé que le secteur productif
occupe une place centrale dans la stratégie de développement économique du
pays, avec plus de 70 % des investissements attendus du secteur privé dans le
cadre du nouveau Plan National de Développement.
Face à la mondialisation,
à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) et à la révolution
numérique, elle a insisté sur la nécessité pour les entreprises ivoiriennes de
sécuriser juridiquement leurs créations, innovations et savoir-faire, afin de
prévenir les risques de contrefaçon et de concurrence déloyale.
La Propriété Intellectuelle,
un outil au service de l’innovation inclusive
Intervenant au nom de la
GIZ, Mme Reine Dagbo Quilliard, Directrice de la composante II du PROREI, a
souligné que la propriété intellectuelle est un instrument fondamental de
protection, de valorisation et de compétitivité des entreprises, notamment pour
les artisans, créateurs, petites unités de transformation et innovateurs.
Elle a rappelé que
protéger une marque, un dessin ou modèle industriel, une invention ou une
création artistique permet non seulement de sécuriser son activité, mais aussi
de renforcer sa crédibilité, d’accéder à de nouveaux marchés et de mobiliser
des financements.
Deux sessions pour allier
théorie et pratique
Les travaux ont été
structurés autour de deux sessions complémentaires. La première, consacrée aux
généralités sur la propriété intellectuelle, a permis de définir la PI, d’en
présenter les différentes branches et d’expliquer le cadre juridique ivoirien,
notamment au sein de l’OIPI. Animée par Mme Bes Dominique, avec la contribution
de M. Abel Coulibaly pour le compte de la CNPS, cette session a donné lieu à
des échanges nourris avec les participants.
La seconde session, plus
pratique et orientée terrain, a été animée par M. Kouadio Théodore Soungouan,
Directeur du Système de l’Information, de la Documentation et des Statistiques
à l’OIPI. À travers des cas concrets issus des secteurs représentés, il a mis
l’accent sur les démarches pour protéger, exploiter et surtout valoriser les
actifs de propriété intellectuelle comme de véritables leviers économiques.
Un engagement renouvelé
pour la protection des créations locales
Prenant la parole au nom
du Directeur général de l’OIPI, Dr Koffi Paul Assandé, M. Kouadio Théodore
Soungouan a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner durablement
les acteurs du secteur privé dans la protection et la valorisation de leurs créations,
afin de prévenir toute forme de concurrence déloyale.
L’atelier a été clôturé
par M. Ismaël Coulibaly, représentant Mme Mariam Fadiga Fofana, qui a salué la
forte mobilisation des acteurs de l’habillement, du textile, de la bijouterie,
de la décoration et de l’innovation. Il a annoncé la poursuite de cette dynamique
avec de nouveaux ateliers de sensibilisation, dont une prochaine étape à San
Pedro du 23 au 26 février 2026.
A travers cette série
d’ateliers, le CCESP, l’OIPI et leurs partenaires ambitionnent de faire de la
propriété intellectuelle un véritable outil de création de valeur, de
compétitivité et de transformation structurelle de l’économie ivoirienne.