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Fini les doléances dispersées. Du 06
au 08 octobre 2026, à l’hôtel Seen Plateau d’Abidjan, les Associations et
Organisations Professionnelles (AOP) de la mode-couture-design, de la
bijouterie et du BTP ont franchi une étape décisive : transformer leurs
préoccupations en positions communes, étayées, qu’elles porteront ensemble
devant les Administrations publiques lors des tables rondes prévues du 24 au 26
novembre 2026 à Jacqueville.
Initiative du Secrétariat Exécutif
du Comité de Concertation État-Secteur Privé (CCESP), avec l’appui de la
coopération allemande à travers le Projet de Promotion des Réformes Économiques
et des Investissements (ProREI) mis en œuvre par la GIZ, l’atelier avait un cap
: obtenir mieux que de simples échanges de constats, à savoir des décisions,
des responsables, des échéances et un suivi.
Du plaidoyer individuel à la
coalition sectorielle
L’atelier a réuni l’Association des Bijoutiers Professionnels de Côte d’Ivoire (ABPCI), la Confédération des PME/PMI du BTP de Côte d’Ivoire (C-PME/PMI du BTP-CI) et l’Organisation Nationale Professionnelle des Créateurs Ivoiriens de Mode (ONPCIM), déjà engagées dans la formation-action de Grand-Bassam du 02 au 04 septembre 2026. De nouvelles AOP ont rejoint le processus, élargissant la base de représentativité de chaque secteur.
Pour M. Georges Copré, Conseiller
Technique au CCESP, représentant la secrétaire exécutive Mariam Fadiga Fofana,
c’est là le vrai changement : « Avant,
nous parlions des AOP dans une approche individuelle. Maintenant, nous parlons
de coalition dans une approche collective et sectorielle. »
Les travaux l’ont traduit
concrètement. Selon Sylvain Konan, consultant-formateur, les participants ont
structuré une coalition autour des AOP pilotes, identifié les problématiques
centrales de leurs secteurs, analysé leurs causes et leurs effets, puis affiné
les mesures à proposer à l’État. Ils ont aussi réfléchi aux engagements que les
organisations professionnelles pourraient prendre pour accompagner la mise en
œuvre des solutions.
Le représentant du CCESP en a
rappelé l’enjeu : la qualité du dialogue dépend d’abord de la capacité du
secteur privé à maîtriser ses difficultés et à les exposer clairement. Des
préoccupations bien documentées et des propositions pertinentes augmentent les
chances de voir les mesures retenues. Il a remercié la GIZ pour son soutien au Dialogue
Public-Privé en Côte d’Ivoire.
« Des propositions concrètes, bien
construites et articulées »
À la clôture, Reine Dagbo Guilliard, directrice de la Composante II du ProREI, représentant Milica Vukadinovic, directrice du Cluster Économie résiliente et cheffe du projet, a salué l’engagement des participants, en particulier des nouvelles organisations. « Grâce à une équipe homogène, elles peuvent aller aux différentes tables rondes avec des propositions concrètes, bien construites et articulées », a-t-elle souligné, rappelant que ces rencontres permettent aux AOP d’exercer pleinement leur rôle de représentation des intérêts de leurs membres.
Cap sur novembre
Place maintenant à la finalisation.
Les notes de position et les fiches de décision élaborées pendant l’atelier
seront consolidées : les consultants accompagneront les groupes sectoriels pour
intégrer les derniers amendements et vérifier les données et références
manquantes. Les AOP devront ensuite valider leurs positions communes et
désigner les représentants habilités à les défendre.
En coordination avec le CCESP, la
mobilisation des administrations concernées, la finalisation des ordres du
jour, la constitution des dossiers et la préparation des porte-parole suivront.
L’ambition : faire des tables rondes de novembre de véritables espaces de
décision, débouchant, selon les sujets, sur des engagements formalisés, des
plans d’action conjoints ou des mécanismes de suivi.
À travers le ProREI, cette démarche
vise à améliorer la mise en œuvre des réformes économiques et à renforcer la
participation des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) à leur
définition, leur application et leur suivi. En structurant leur plaidoyer, les
AOP entendent mieux faire entendre les contraintes de leurs membres et
contribuer à des réformes adaptées aux réalités du secteur privé.