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De la transformation du manioc à la
fiscalité, en passant par la labellisation, les compétences et l’attractivité
territoriale, le CCESP rapproche les solutions des entreprises et donne un
nouvel élan au secteur privé régional.
À Bouaké, le Dialogue Public-Privé
prend une autre dimension. Du 07 au 11 septembre 2026, le Secrétariat Exécutif
du Comité de Concertation État-Secteur Privé (CCESP), avec l’appui du PACA-CI,
a réuni près de 450 participants autour d’un objectif majeur : lever les
obstacles qui freinent la compétitivité des entreprises et libérer le potentiel
économique du Gbêkê.
À travers l’animation du Comité Local de Concertation État-Secteur Privé (CLCESP) de Bouaké, installé depuis 2020, le CCESP confirme ainsi sa volonté d’être au plus près des réalités des opérateurs économiques et de faire du dialogue un véritable outil de résolution des difficultés du secteur privé régional.
Des échanges directement connectés
aux enjeux des entreprises
La force de cette mission d’animation
du CLCESP de Bouaké réside dans la diversité et le caractère opérationnel des
sessions.
La filière manioc en a constitué
l’un des temps forts. Avec l’appui du Centre de Démonstration et de Promotion
de Technologies (CDT) et de la Société Ivoirienne de Technologie
Tropicale (I2T), les acteurs ont été sensibilisés à la modernisation des
équipements, à la qualité, à l’hygiène, au conditionnement et à la traçabilité.
Un enjeu majeur pour une filière qui compte 1 290 producteurs regroupés au
sein de la Plateforme Manioc Bouaké, avec des capacités de production déjà
importantes dans plusieurs quartiers de la ville.
La labellisation de l’attiéké
ouvre, quant à elle, des perspectives de montée en gamme et de conquête de
nouveaux marchés, notamment pour les femmes entrepreneures, en renforçant la
structuration, la qualité et la traçabilité du produit.
Autre levier abordé : la fiscalité
comme instrument de compétitivité. La vulgarisation des mesures
d’incitations fiscales liées à la création d’emplois, à l’apprentissage et aux
stages contribue à rapprocher les dispositifs publics des entreprises et à
favoriser leur appropriation.
Faire de Bouaké un territoire plus
attractif pour les entreprises
La mission a également replacé les
collectivités territoriales au cœur de la dynamique économique.
La présentation des opportunités
offertes par le Conseil régional du Gbêkê a mis en évidence le potentiel
considérable de la région ainsi que plusieurs initiatives en faveur de
l’insertion économique des jeunes et des femmes, notamment des mécanismes de
garantie et des actions d’accompagnement des activités génératrices de revenus.
La présentation du PND 2026-2030
dans la région du Gbêkê fait apparaître des perspectives structurantes :
développement du pôle agro-industriel du Centre, renforcement de la chaîne de
valeur du manioc, développement du pôle rizicole de Bouaké, nouvelles unités de
transformation, renforcement de la zone industrielle, développement d’espaces
dédiés aux PME et TPME agro-industrielles, ainsi que plusieurs projets majeurs
d’infrastructures et de transport.
Autrement dit, les opportunités existent ; mais pour transformer ces opportunités en croissance réelle, une condition demeure essentielle : connecter les politiques publiques aux besoins concrets des entreprises. C’est précisément la vocation du CLCESP.
Le CLCESP, trait d’union entre
l’action publique et les entreprises
À Bouaké, le CCESP entend installer
durablement un espace où les préoccupations des opérateurs économiques sont
écoutées, documentées, mises en discussion et orientées vers des solutions,
avec la perspective d’un plan d’actions et d’une feuille de route. Cette
démarche témoigne de ce que le Dialogue Public-Privé constitue un instrument de
compétitivité territoriale.
Elle permet aux entreprises de mieux
connaître les dispositifs d’appui disponibles, d’identifier les opportunités,
de faire remonter leurs contraintes et de dialoguer directement avec les
acteurs capables d’apporter des réponses.
Selon le Conseiller Technique,
Souleymane Sangaré, représentant le Secrétaire Exécutif du CCESP, Madame Mariam
Fadiga Fofana, « les travaux ont été structurés autour de sessions
thématiques, de communications techniques et d’échanges permettant de
confronter les préoccupations du secteur privé aux réponses susceptibles d’être
apportées par les administrations, les collectivités et les structures d’appui.
Le dispositif prévoit précisément que les échanges débouchent sur des
orientations, un plan d’actions et une feuille de route portés par le CLCESP de
Bouaké ».
« L’impact attendu est
d’améliorer la compétitivité du secteur privé local. Plus concrètement c’est :
d’améliorer la qualité des produits conformément aux normes de production
internationale ; d’améliorer la trésorerie des opérateurs économiques au moyen
d’une réduction d’impôt ; d’augmenter les parts de marchés des acteurs locaux
sur leur territoire ».
Un accélérateur de solutions au service des entreprises et du développement régional
Au terme de cette mission, une
conviction s’impose : le potentiel économique du Gbêkê est considérable.
Le défi est désormais de transformer
ce potentiel en davantage de productivité, d’investissement, d’emplois, de
marchés et de valeur ajoutée locale.
En animant le CLCESP de Bouaké, le
CCESP affirme ainsi une ambition forte : faire du Dialogue Public-Privé un
accélérateur de solutions au service des entreprises et du développement
régional.
De la transformation du manioc à la
labellisation de l’attiéké, de la fiscalité au développement des compétences,
de l’attractivité territoriale aux opportunités du PND 2026-2030, la mission
aura permis de faire émerger une même exigence : mieux connecter l’action
publique aux réalités économiques du territoire.
À Bouaké, le CCESP démontre ainsi
que le Dialogue Public-Privé est bien plus qu’un espace d’échanges : il demeure
un véritable moteur de compétitivité, d’innovation et de création de valeur en
région.