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Du 13 au 15 janvier à
Yamoussoukro, le Comité de Concertation État–Secteur Privé (CCESP) a tenu son
atelier bilan 2025 et perspectives 2026. Cette rencontre stratégique a réuni
les principaux acteurs publics et privés autour d’un objectif majeur : évaluer
les acquis du Dialogue Public Privé (DPP), analyser les politiques de
développement du Secteur Privé et dégager des orientations pour renforcer
l’efficacité du dispositif. Les travaux se sont articulés autour de cinq
sessions scientifiques complémentaires.
Session 1 : Restitution
de l’étude sur la dynamique du Dialogue État–Secteur Privé
La première session a été
consacrée à la restitution des résultats de l’étude sur la dynamique du
Dialogue État–Secteur Privé, présentée par le Professeur Kimou Assi Carlos de
la CAPEC. Les échanges ont porté sur la méthodologie, les acquis, les défis et
les perspectives du DPP.
Les participants ont
notamment insisté sur la nécessité de renforcer les consultations avec les
parties prenantes, d’évaluer la Stratégie Nationale du DPP 2016–2020 et de
s’appuyer sur des données factuelles pour mieux documenter les préoccupations
du Secteur Privé.
Les discussions ont
également mis en lumière l’importance de consolider les réformes, tout en
soulignant des défis persistants liés à la territorialisation du dialogue, à la
capacité des structures déconcentrées et à la transparence du suivi des
décisions.
Défis et perspectives
Les échanges ont souligné
le rôle central du CCESP dans le dialogue stratégique entre l’État et le
Secteur Privé. Les participants ont appelé au renforcement des mécanismes existants
de concertation, en s’inspirant des bonnes pratiques internationales, et à
l’élaboration d’une feuille de route opérationnelle pour consolider durablement
le Dialogue Public Privé.
Session 2 : Revue des
activités critiques du CCESP
La deuxième session a
porté sur l’analyse des activités clés du CCESP, notamment le fonctionnement
des instances de concertation, des structures locales, du Réseau des Points
Focaux et des outils de communication. Elle a permis d’identifier les
principales difficultés rencontrées et de formuler des recommandations visant à
renforcer l’efficacité des réunions statutaires, le suivi-évaluation et
l’animation du réseau des points focaux, appelés à jouer un rôle accru de
veille économique.
Session 3 : Évaluation
des activités 2025
La troisième session a
permis de dresser le bilan des activités réalisées en 2025. Le taux d’exécution
global de la matrice d’activités s’est établi à 66 %, avec des avancées
notables dans la médiation des préoccupations du Secteur Privé, l’animation du
Dialogue Public Privé et le positionnement institutionnel du CCESP au sein de
l’écosystème économique national.
Session 4 : Examen des
politiques de développement du Secteur Privé
La quatrième session a
été consacrée à l’analyse des grandes réformes issues du Plan National de
Développement 2026–2030 et des stratégies sectorielles. Les présentations ont
mis en évidence un vaste programme de réformes en faveur de l’amélioration du
climat des affaires, de la promotion des PME, de l’industrialisation et du contenu
local.
Le Secteur Privé a salué
la pertinence de ces réformes tout en appelant à une meilleure coordination
interinstitutionnelle, à une évaluation rigoureuse de leur impact et à un
renforcement de la communication.
Session 5 : Priorités
stratégiques du Secteur Privé
La cinquième session a
permis au Secteur Privé de présenter ses priorités et projets structurants pour
2026. Les échanges ont mis en évidence les acquis du DPP, notamment la consolidation
de la confiance entre acteurs, avec un taux de satisfaction globale de 61 %,
mais aussi des défis liés à la coordination, à la structuration du dialogue et
à la cohérence des politiques publiques.
Des perspectives 2026
axées sur la consolidation et l’efficacité du DPP
Au terme des travaux,
l’atelier a réaffirmé la nécessité de consolider les acquis du Dialogue Public
Privé, de renforcer les mécanismes de concertation et d’inscrire le CCESP comme
un levier stratégique de la mise en œuvre des réformes économiques. La définition
d’une feuille de route claire et le renforcement du dialogue stratégique
apparaissent comme des conditions clés pour accompagner durablement le
développement du Secteur Privé en Côte d’Ivoire.